La vraie vérité : 80 % des cabinets peuvent faire des aligneurs.

SALOMON Magali

12/2/20253 min read

Aujourd’hui, 80 % des cabinets peuvent proposer des aligneurs, non pas parce que la discipline s’est “simplifiée”, mais parce que les outils, les protocoles et l’accompagnement ont atteint un niveau qui rend la pratique plus accessible, plus sûre et plus prévisible.

Autrement dit, ce n’est pas la pratique qui s’est banalisée mais le niveau de précision qui est devenu disponible pour tous.

1. Les cas complexes ne représentent qu’une minorité et cela, les orthodontistes le savent mieux que quiconque

Aucun orthodontiste ne sera surpris : la véritable complexité clinique représente une part limitée des traitements.

Dans une patientèle moyenne :

60 % des cas = alignements antérieurs simples

20 % = corrections modérées

20 % = cas réellement orthodontiques et nécessitant une expertise spécialisée

Les orthodontistes le savent : tous les cas ne sont pas équivalents. Tous les mouvements ne se valent pas. Et l’expertise se situe là où la biologie demande une finesse supplémentaire.

Mais la grande majorité des situations cliniques du quotidien celles que les dentistes voient dans leur fauteuil chaque semaine sont parfaitement traitables au cabinet généraliste… à condition d’être soutenu par un système rigoureux et révisé cliniquement.

2. Le blocage n’a jamais été la compétence clinique du dentiste. Le blocage, c’est l’organisation.

Les dentistes ont un sens du diagnostic, une intelligence clinique et une rigueur biomécanique héritée de leur formation. Ce n’est pas là que ça coince.

Ce qui manque souvent, c’est :

✔ du temps

✔ un workflow clair

✔ un système de révision fiable

✔ une simulation réaliste

✔ une simplification administrative

✔ un accompagnement technique continu

L’orthodontie n’effraie pas le dentiste. Le manque de structure, oui, et dans cette équation, on ne parle jamais d’un manque de compétence, mais d’un manque de support.

3. La différence n’est pas dans le praticien. Elle est dans l’écosystème qui l’accompagne.
🔹 Un cabinet seul :

• 10 à 40 minutes par plan, retouches fréquentes, corrections longues, décisions isolées, gestion administrative lourde

🔹 Un cabinet accompagné :

• plans optimisés, révisions cliniques illimitées, mouvements compatibles avec la biologie, stabilité → prédictible, gestion simplifiée, soutien 7J/7, gain de temps réel

Cela n’enlève rien à l’expertise du praticien. Au contraire : cela lui permet de se concentrer sur ce qui a réellement de la valeur : le diagnostic, la décision thérapeutique, et la relation avec le patient.

4. Les cas simples sont un trésor clinique ET économique
.....et ce sont les praticiens qui les connaissent le mieux!

Les cas simples, ce sont les cas que le dentiste généraliste maîtrise déjà parfaitement, parce qu’il connaît sa patientèle, son contexte occlusal, son parodonte, son histoire dentaire. Toutefois, c'est un orthodntiste qui s'en occupe le plus souvent et externalise la production des aligneurs.....

5. La vraie compétence : la sélection des cas, un terrain où le discernement du dentiste est inégalable

Savoir dire : → “Oui, ce cas est parfait pour un traitement court” → “Non, celui-ci nécessite un orthodontiste”

… c’est déjà de la grande clinique.

Cette capacité de discernement, les dentistes l’ont déjà. Ils la pratiquent tous les jours avec l’implantologie, la chirurgie, l’endodontie.

Les aligneurs ne font que la prolonger.

L’accompagnement technique vient simplement :

✔ sécuriser la faisabilité

✔ éviter les pièges biomécaniques

✔ optimiser la trajectoire radiculaire

✔ assurer la stabilité post-traitement

Le praticien reste décisionnaire. L’expert ALYV apporte la structure.

Conclusion ? Ce n’est pas la clinique qui limite les cabinets. C’est l’infrastructure autour.....

Les dentistes et orthodontistes n’ont pas besoin “d’en savoir plus”. Ils savent déjà. Ils voient les cas tous les jours. Ils jugent parfaitement ce qui est raisonnable, stable et pertinent.

Pour les premiers, le besoin principal n’est pas de devenir orthodontistes mais d'avoir un écosystème fiable, un protocole clair, et un labo interne simple.

C’est pour cela que :

👉 80 % des cabinets peuvent faire des aligneurs,

👉 80 % peuvent le faire dès maintenant,

👉 et 80 % peuvent être rentables sans ajouter une seule heure à leur planning.

L’avenir n’appartient pas aux cabinets qui se transforment. Il appartient à ceux qui s’entourent intelligemment pour donner à leur expertise clinique toute la puissance qu’elle mérite.